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Catégorie : Connexions

Miscellanées autour de l’univers numérique et connecté

(Selon Wikipedia)
« 
D’une manière générale, une connexion est l’action de lier, d’unir des choses les unes avec les autres…
… Ce mot désigne aussi le résultat de cette action. »

La disruption en question

Restrictive et plutôt réservée aux grands groupes pris dans un dilemme de rentabilité, la disruption définie selon son inventeur Clayton Christensen est aujourd’hui contestée par de nombreuses autorités qui militent pour un élargissement de ce concept.

Lire l’article publié ici (décembre 2015)

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The New Chief Digital Officer

Selon un récent article paru dans McKinsey Report (Sept 15) la fonction de Chief Digital Officer CDO est de plus en plus stratégique pour l’ensemble des entreprises appelées à opérer des changements radicaux face à une numérisation devenue incontournable.

Lire l’article publié ici (5 octobre 2015)

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After the Ad Blocking controversy : Is the Native Advertising, the next big thing on the web?

L’Ad Blokcking, qui empêche les publicités de s’afficher sur les navigateurs web ou téléphones mobiles, représente un manque-à-gagner incontestable pour les annonceurs et médias qui n’ont pas investi dans des formes plus innovantes de publicités, mieux ciblées et moins intrusives.

Lire l’article publié ici (22 septembre 2015)

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La terreur Jihadiste et les médias sociaux

Soumettre à la terreur et séduire un maximum de crédules. Tel est le double objectif des fanatiques de l’ISIS (Islamic State of Iraq and The levant- الدولة الإسلامية ), armée de violents hallucinés dont on aurait tort de sous-estimer les capacités de nuisance, directes et indirectes.

Leur théatre des opérations est double : sur place, on égorge, on tire des balles dans la nuque, on procède à des exécutions collectives bestiales et sommaires ; sur le net, on frappe à coups d’images et de slogans, on manie les peurs ; on mobilise et on recrute également, des dizaines et centaines de candidats, au maniement des armes et au Jihad.

Apparue au grand jour il y a 3 ans sur les champs dévastés de la guerre civile syrienne, l’organisation nourrie au salafisme saoudien n’a pas tardé à se développer en s’adonnant à une surenchère de violence et de barbarie rarement égalées. Encouragée par l’intérêt myope de certaines puissances régionales ou mondiales (cf. les déclarations de soutien à ceux qui étaient encore appelés à l’époque, et sans rire, « démocrates » opposants à Bachar Al Assad, et qui ne sont pas sans rappeler des idioties également entendues en Libye, par exemple), ces milices se sont rapidement regroupées et organisées pour revendiquer une légitimité sur les sols irakiens et syriens, à étendre plus tard à d’autres contrées, le cas échéant.

Les Jihad Jo, experts en médias sociaux

Parallèlement aux premières victoires militaires, l’organisation s’est déployée sur la toile à la vitesse de la poudre. A défaut d’être télévisée, la cause est tweetée, capturée en vidéos filtrées à l’hémoglobine et diffusée sur la planète en temps réel. Ces Jihad Jo, constitués en grande partie de jeunes citadins, diplômés et équipés, parfaitement à l’aise avec les codes de la culture occidentale s’improvisent et s’imposent comme des communicants aguerris au maniement du 2.0. Armés de terminaux mobiles, qui sont autant de centres de presse technologiques hyper-sophistiqués, ils inondent la toile de leurs faits d’armes, aussitôt relayés par plusieurs milliers de comptes, des disseminators, au rôle décisif, comme l’a souligné une enquête fouillée du International Centre for the Study of Radicalisation (ICSR) portant sur 8 223 personnes, 15 000 tweets, 1186 hashtags et 1,969 liens.

Les atrocités sont filmées avec force détails, de longues minutes durant, et les vidéos YouTube sont reprises sur Facebook et Twitter, qui ne tarde pas à devenir le vecteur privilégié d’une propagande construite sur une proposition d’ultra-violence soigneusement mise en scène. Des Hashtags sont adoptés comme #calamityWillBeFAllUSou  et permettent une lecture thématique et chronologique des événements. Des comptes vedettes voient le jour et essaiment à l’air libre du réseau hypertextuel. Des biographies express sont érigées en emblèmes d’un désordre nouveau qui guette le monde. Les vues s’additionnent et touchent tous les continents.

A la conquête de fans

6LOxs

L’audience des jihadistes peut d’ailleurs être répartie en deux groupes principaux : si les informations sont diffusées en majeure partie depuis la péninsule arabique et en langue arabe aux fins de terroriser encore un peu plus syriens et irakiens qui n’en demandaient tant, l’objectif stratégique prioritaire reste incontestablement d’infiltrer les terres d’occident, riches en possibilités de recrutement, et notamment de jeunes européens convertis, mal intégrés, en quête du grand frisson et prêts à croire en ISIS pour la succession d’Al Qaida comme puissance alter impérialiste de premier choix. La stratégie éditoriale consiste ici à créer l’illusion terrorisante d’une force émergente, aussi déterminée qu’irrésistible, et de recruter un maximum de volontaires pour venir grossir les rangs d’une organisation aujourd’hui limitée à 15 000 personnes environ, selon les estimations des différents services de renseignements.

L’exécution de James Foley

La présence de plus en plus visible de l’Armée Islamique sur les réseaux et la diffusion des images de populations arabes se faisant massacrer par centaines a continué ainsi quelques mois de façon libre et ouverte sans émouvoir trop de monde, jusqu’à ce que la vidéo de l’exécution du photographe américain, James Foley, ne soit partagée et provoque une violente réaction des journalistes et politiques qui obtiennent le retrait des images quelques heures seulement après leur diffusion.

Non que le phénomène soit nouveau, souvenons-nous de l’égorgement de Nicholas Berg en 2004 ou de l’assassinant de Daniel Pearl en 2003, mais bien parce que – More is different, plus immédiates et plus rapides à se propager, ces vidéos prennent de court les pouvoirs publics qui voient réduites à néant leurs possibilités de contrôle, en même temps qu’ils constatent que les médias sociaux sont en train de radicalement changer la nature de l’affrontement informationnel de ce qu’il a pu être au Vietnam ou lors des dernières guerres du golfe, par exemple.

James-Foley

Une demande est formulée à destination des principaux réseaux qui obtempèrent et acceptent de supprimer les comptes et informations relayant les vidéos de l’exécution. De quoi réduire les effets de façon très temporaire sans en éliminer en rien les causes : L’organisation terroriste réagit aussitôt en rédigeant un document visant à envahir le cyberespace préconisant de recourir à d’autres canaux ou d’aller explorer les vastes possibilités du Darknet, bien connues des jeunes adolescents consommateurs de drogue du monde entier.

En quelques heures, on voit des comptes pousser comme des champignon sur Diaspora, un clone Open Source de Facebook entièrement décentralisé où les données personnelles restent libres et délocalisées, poussant les fondateurs du site à publier rapidement une mise au point les dégageant de toute responsabilité quant à l’utilisation de leurs infrastructures, en même temps qu’elle avoue leur impuissance à contrôler les informations en circulation.

Censurer ou informer ?

On peut se dire que ce remède n’en est pas un. Et ces mesures policières, si elles sont appréciées par quelques élus engagés dans des politiques sécuritaires électoralistes, ne le sont guère des services de renseignement qui peuvent voir se réduire dangereusement une aubaine intarissable d’informations bon marché tombées du ciel. En passant, la position des politiques français et de certains de leurs homologues européens face à ces vidéos et comptes sociaux de l’armée islamique ne déroge d’ailleurs pas au dogme habituel du tout-sécuritaire et à la volonté aussi obsessionnelle que contre-productive de vouloir mettre la toile sous contrôle…

Face à ces menaces, il serait certainement plus avisé de parier sur l’éducation numérique et de mettre en place des actions d’information et de protection contre la propagande Jihadiste. D’aider les internautes à vaincre sur le terrain de l’information des adversaires pas franchement plus experts mais certainement plus libres dans cet exercice.

Ce qui constitue un beau paradoxe si l’on y réfléchit deux minutes.

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Pour une Magna Carta numérique

Dans une récente tribune publiée par The Guardian en date du 12 mars, Sir Tim Berners Lee, reconnu comme étant l’inventeur du Web, milite ardemment pour la définition d’une Magna Carta du réseau, soit un standard international destiné à protéger l’indépendance du support et les droits de ses utilisateurs.

Inquiet des attaques répétées des divers gouvernements et multinationales enclins à façonner la toile à la forme de leurs besoins de puissance et de contrôle, le britannique estime nécessaire la promulgation de nouvelles règles capables de sauvegarder le caractère « ouvert et neutre » du réseau.

« Unless we have an open, neutral internet we can rely on without worrying about what’s happening at the back door, we can’t have open government, good democracy, good healthcare, connected communities and diversity of culture. It’s not naive to think we can have that, but it is naive to think we can just sit back and get it. »

Dictée par les nombreuses révélations concernant la NSA et la GCHQ, sa prise de position vigoureuse s’accompagne de la création d’un site, Web We Want, d’où il lance un appel pour la création de droits numériques dans chaque pays. amenée à être soutenue par différentes instances publiques, autorités et entreprises…

A l’instar de la Magna Carta Libertatum, la grande charte conçue en terres anglaises en 1215 et censée limiter les pouvoirs royaux, la nouvelle constitution numérique édicterait des droits numériques fondamentaux et inaliénables. Elle s’appuierait notamment sur des droits d’auteur révisés et une meilleure connaissance des technologies de la part de nos gouvernants.
Et permettrait de réduire l’omniprésence américaine sur le web, où par exemple, les adresses IP et les noms de domaine sont, aujourd’hui encore, gérés par une fondation qui dépend directement du ministère américain du commerce…

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Qui dirige Internet ?

Infographie Icann

Selon l’ICANN, « Internet est en soi un réseau d’ordinateurs répartis à l’échelle mondiale comprenant de nombreux réseaux autonomes volontairement interconnectés. De même, sa direction relève d’un réseau pluripartite décentralisé et international de groupes autonomes interconnectés provenant de la société civile, le secteur privé, les gouvernements, les communautés académiques et scientifiques ainsi que des organisations nationales et internationales ».

Des acteurs globalement présents sur le sol US et par conséquent liés aux lois et au droit américain, « oublie » quand même de préciser l’organisme qui passe grossièrement sous silence tout principe de territorialité.

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