After the Ad Blocking controversy : Is the Native Advertising, the next big thing on the web?

L’Ad Blokcking, qui empêche les publicités de s’afficher sur les navigateurs web ou téléphones mobiles, représente un manque-à-gagner incontestable pour les annonceurs et médias qui n’ont pas investi dans des formes plus innovantes de publicités, mieux ciblées et moins intrusives.

Lire l’article publié ici (22 septembre 2015)

Une nouvelle écologie politique

Une nouvelle écologie

Par temps de changements politiques, il est intéressant de voir que sous d’autres cieux pas tellement lointains, de nouvelles options, plus tranchées et peut-être plus conformes à un fameux « air du temps » revu et corrigé continuent de se développer.

Piratpartiet en Suède et Piratenpartei Deutschland sont en train de s’imposer doucement mais sûrement dans un paysage recomposé autour des préoccupations des nouvelles générations. Ce dernier a même réussi en quelques mois à s’imposer comme le parti numéro 3 en Allemagne et entend maintenant supplanter les Verts pour occuper la place de principal parti contestataire.

Sans forcément adhérer à ces mouvements, discutés et discutables par certains aspects, une nouvelle écologie aurait en effet toutes les raisons d’émerger.

Lié à la défense des droits dits numériques, affranchi des impasses d’un affrontement gauche-droite et soucieux de dessiner l’architecture du mieux-vivre des temps à venir, un mouvement accompagnerait la nouvelle division des pouvoirs rendue possible par la libération de l’information.

Il consacrerait l’émergence du rôle nouveau dévolu au citoyen 2.0, désormais associé au même titre que les experts à la gestion des pouvoirs publics dans un autre contexte. Un rôle de surveillance éclairée des élus, chargés d’appliquer en simplicité une politique discutée et négociée par le plus grand nombre.
Un rôle qui s’appuierait très largement sur l’Open Data et la collaboration pour agir à la fois sur la structure et le contenu de politiques véritablement citoyennes, plus à même de gérer la complexité du monde que des alliances d’hommes politiques professionnels, qui isolés, sont de moins en moins capables de percevoir ou d’agir sur la réalité.

Rebelle ? Pas vraiment le mot.
Révolutionnaire ? Peut-être.
Sûrement.

2012, l’année de la …

2011 est mort, vive 2012 ! Cette année riche et souvent passionnante, dés à présent loin dans les rétroviseurs,  l’on se met déjà à penser au cru 2012, que l’on voit prometteur, qu’on espère fructueux et qu’on attend aussi grisant que l’année écoulée.

Si l’on se réfère à Brian Solis, expert des nouveaux médias, 2012 sera une année charnière pour le Social Marketing qui devrait être expérimenté par un maximum d’entreprises avant d’être définitivement développé en 2013, si toutefois financièrement ça allait mieux (raison avancée par 47% des sondés).

Pas certain, selon Georges Colony, CEO de Forrester de passage à Paris pour LeWeb (Voir Vidéo), qui voit plutôt une fatigue des réseaux menacer du côté des consommateurs alors même que les possibilités sociales pour les entreprises devraient exploser, et qui va jusqu’à prédire la fin du web tel que nous le connaissons au profit d’applications poussées comme des champignons.

De façon plus générale, JWT tente dix prédictions qui voient le marketing frugal (pour ne pas dire « discount ») se généraliser, la consommation raisonnable et un minimum d’hédonisme gagner du terrain sur les trop stricts régimes, le mariage se ringardiser, la notion de vieillesse se redessiner à la faveur des évolutions démographiques, médicales et technologiques, et un maximum d’écrans venir s’incruster dans nos actions de tous les jours.

Une vision corroborée sur certains points par trendwatching.com qui parie également sur les nouveaux services de luxe formatés pour les milliardaires d’Asie, l’auto-prise en charge de sa santé par le biais des technologies, la généralisation du recyclage écologique, l’apparition des nouveaux moyens mobiles de paiement, le partage et l’exploitation de flux d’informations personnelles, ainsi que l’essaimage de nouvelles influences nées de tendances d’abord observées sur les marchés émergents.

Une seule prédiction est donc certaine, 2012 sera … imprévisible.
Car l’homme d’esprit le sait : il faut toujours faire confiance aux événements – ils ne manquent jamais de se produire -.

Consommation et consommateurs en 2011

Comme chaque année à cette période, une quantité de bilans et d’études prospectives, plus ou moins sérieuses et crédibles, est publiée.

Parmi les plus intéressantes, je ne manque jamais de me reporter aux tendances de consommation de Trendwatching, que je considère comme une bonne base pour stimuler et orienter les réflexions créatives.

Et sur les 11 tendances dégagées pour cette édition 2011 et dont je recommande vivement la lecture, j’en ai retenu 5 en particulier, certes pas trop révolutionnaires mais qui illustrent à mes yeux des mouvements de fond partis pour s’installer dans la durée :

Le Marketing de bienveillance

On a tellement dit aux marques qu’elles devaient surtout prêter l’oreille à ce qui se disait et s’échangeait sur les réseaux sociaux, qu’elles devaient développer une attention constante et bienveillante à destination de leurs clients ou possibles futurs clients, que ça a fini par arriver.

Aujourd’hui, et à condition d’être suffisamment réactives, les marques tracent les statuts facebook ou les twitts d’utilisateurs excédés et frustrés par les services et produits proposés par la concurrence (une mauvaise connexion wifi chez McDo, un livreur exagérément en retard) pour se faire bien voir…

Cette attitude empathique devrait s’accélérer en 2011 où l’on va voir se généraliser les attentions et gestes capables de créer la surprise et faire la différence dans l’esprit des individus.

La stratégie de prix différenciés

Le développement de réseaux alternatifs ( qui peuvent aussi parfois prendre la forme d’un simple groupe privé sur Facebook ), la possibilité technologique de comparer les prix par un rapide scan de code-barre sur son smartphone et la nouvelle popularité des coupons et offres exceptionnelles, font qu’on ne s’étonnera plus de voir des prix différents s’afficher selon le profil de l’acheteur, sa localisation ou l’intensité de l’utilité qu’il est censé accorder à un produit en particulier.

Le succès actuel de Groupon vient d’ailleurs prouver qu’acheter bon marché est surtout devenu synonyme de bien acheter.

Le « Made for BRIC »

L’émergence et la croissance prometteuse de marchés intérieurs de tailles encore jamais vues en Chine, Inde, Brésil, Russie et autres pays gagnants de la mondialisation, n’allait pas laisser longtemps insensibles les grandes marques, qui ont compris tout l’intérêt qu’elles pouvaient retirer de cette redistribution des cartes sur la plannisphère de la consommation.

Dior, Hermès (via Shang Xia), Chloé ou encore BMW sont déjà fortement engagées dans une stratégie de développement de produits spécifiques ou adaptés à ces nouveaux marchés.

Les social-listes

Après les moteurs de recherche, les listes de nouveautés et de meilleures ventes, un grand nombre d’achats se fait à la suite d’une visite sur la page d’un ami ou d’un anonyme qui conseille tel ou tel autre produit. Et aujourd’hui et de plus en plus, les gens disent qu’ils aiment ou détestent, classent, commentent, s’abonnent, enrichissent, recommandent, ce qu’il ont vu, lu ou entendu, sur la toile ou ailleurs.
Twitter, Flickr ou Facebook mais également de nouvelles plateformes de curation pas purement algorithmiques et fondées sur des avis humains comme Pearltrees, Curated.by, Scoop.it, Amplify ou senscritique.com voient le jour.
Pour le plus grand bonheur des marques. Ou leur plus grand malheur.

L’Eco-supériorité

La prise de conscience de la limitation des ressources naturelles a donné un nouvel élan aux comportements écologiques. Las, les produits verts sont souvent jugés soit trop chers, soit de qualité nettement insuffisante, pour satisfaire le confort d’une majorité de personnes pourtant prête à bien faire.

Cela ne devrait plus trop être le cas.

La tentation du simple Green Washing tendant à s’effacer au profit d’une volonté stratégique de promouvoir de nouveaux produits moins consommateurs d’énergie, plus respectueux de l’environnement et conformes à la multitude de nouvelles normes, font que désormais les meilleures équipes de conception seront chargées de développer les produits les plus verts et que l’écologique ne se fera plus forcément au détriment de la qualité.

La logique de l’accès

Pas franchement nouveau comme concept puisqu’il date d’au moins 2000 ( Cf. Jeremy Rifkin, L’âge de l’accès). Avec l’essor des nuages de données notamment, la tendance devrait se confirmer en 2011, où les marchés devraient de plus en plus laisser la place aux réseaux, les biens aux services, les vendeurs aux prestataires, et les acheteurs aux utilisateurs.

Illustrée par les exemples de l’Autolib ou de la vidéo à la demande sur sa tv, cette nouvelle façon de consommer signifie que chacun devra dorénavant se « connecter » pour accéder aux loisirs, aux transports, à l’éducation ou même à ses propres données.

11 crucial consumer trends for 2011 (Trendwatching.com)