Une nouvelle écologie politique

Une nouvelle écologie

Par temps de changements politiques, il est intéressant de voir que sous d’autres cieux pas tellement lointains, de nouvelles options, plus tranchées et peut-être plus conformes à un fameux « air du temps » revu et corrigé continuent de se développer.

Piratpartiet en Suède et Piratenpartei Deutschland sont en train de s’imposer doucement mais sûrement dans un paysage recomposé autour des préoccupations des nouvelles générations. Ce dernier a même réussi en quelques mois à s’imposer comme le parti numéro 3 en Allemagne et entend maintenant supplanter les Verts pour occuper la place de principal parti contestataire.

Sans forcément adhérer à ces mouvements, discutés et discutables par certains aspects, une nouvelle écologie aurait en effet toutes les raisons d’émerger.

Lié à la défense des droits dits numériques, affranchi des impasses d’un affrontement gauche-droite et soucieux de dessiner l’architecture du mieux-vivre des temps à venir, un mouvement accompagnerait la nouvelle division des pouvoirs rendue possible par la libération de l’information.

Il consacrerait l’émergence du rôle nouveau dévolu au citoyen 2.0, désormais associé au même titre que les experts à la gestion des pouvoirs publics dans un autre contexte. Un rôle de surveillance éclairée des élus, chargés d’appliquer en simplicité une politique discutée et négociée par le plus grand nombre.
Un rôle qui s’appuierait très largement sur l’Open Data et la collaboration pour agir à la fois sur la structure et le contenu de politiques véritablement citoyennes, plus à même de gérer la complexité du monde que des alliances d’hommes politiques professionnels, qui isolés, sont de moins en moins capables de percevoir ou d’agir sur la réalité.

Rebelle ? Pas vraiment le mot.
Révolutionnaire ? Peut-être.
Sûrement.