S30 | Zuck et Musk

A coups de tweets et de déclarations à l’emporte-pièce façon Trump, on frôle la 3ème guerre mondiale chaque matin.
Plus sérieusement, je crois que peu de gens sont plus à l’aise que Zuck et Musk pour parler Intelligence Artificielle.
Le sujet est vaste, profond et incroyablement complexe.

Au fait, qui est Elon Musk ?

S 29 | Zuckerberg Président

  • Mark et les Autres

    « Mark voulait créer un mouvement, ou plutôt une communauté, comme il l’avait déjà suggéré dans un post daté du 15 février 2017, intitulé « Building Global Community » et considéré par beaucoup comme son premier manifeste politique. Le mouvement United fut donc lancé en janvier 2019. Un mouvement donc, pas un parti. Aussi floue que possible, la ligne de Mark oscillait entre ultralibéralisme et interventionnisme, notamment en matière de sécurité et de contrôle social. « Liberté » et « changement » étaient toutefois ses maîtres mots. L’État devait être une plateforme et la démocratie, à terme, régie par des algorithmes, plus efficaces que n’importe quel staff. »

Si l’on en croit ses activités et discours les plus récents, il semblerait que Zuckerberg  soit sur les starting-blocks pour devenir un jour président des Etats-Unis.
Pour Usbek et Rica ça peut arriver dès 2020, et le média se livre du coup à un exercice de spéculation montrant que les Etats-Unis et notre définition de la démocratie pourraient en être affectés à jamais. Pour le meilleur comme pour le pire.

Pour autant, il est incontestable que l’avènement de l’intelligence artificielle conjugué à l’incurie du personnel politique annonce chaque jour un peu plus le remplacement des hommes politiques par des algorithmes pointus et dessinés pour prendre un maximum de bonnes décisions dans l’intérêt général, à moindres coûts. Et dans ce cas, il se pourrait que Zuckerberg apparaisse aussi bien dans le rôle du dernier président de facture classique que celui qui donnera un coup de balai définitif dans les institutions. Je prends les paris.

  • Elon Musk a peur des développements de l’IA

Elon Musk, Stéphane Hawking ou Bill Gates sont plus réservés par rapport à l’Intelligence Artificielle et multiplient les déclarations alarmistes.
On peut être réservé par rapport à Elon Musk et j’avoue ne pas trop savoir que penser de quelqu’un qui investit des milliards pour envoyer potentiellement quelques centaines de personnes aller vivre sur Mars (et le cancer ? et le dérèglement climatique ?) mais le bonhomme est suivi et écouté.
Celui-ci a déclaré semaine dernière devant une trentaine de gouverneurs aux US « L’IA est l’un des rares cas où nous devrions agir avec une réglementation préventive plutôt que réactive car à mon sens, au moment nous devenons réactifs dans la réglementation de l’IA, il est déjà trop tard.»
Préventive ou réactive, il est pas sûr qu’une réglementation puisse enrayer ou influer le développement de l’IA.

  • Mariam Marzakhani est morte

    Le nom ne dit pas grand chose mais Mariam était Professeur de mathématiques à l’Université de Stanford, spécialiste de la dynamique et de la géométrie des surfaces dites de Riemann, et première femme à avoir été Médaille Fields, en 2014.
    Dans son dernier post visible sur Facebook, elle affirmait « Plus je passe de temps à faire des maths, plus je suis heureuse».

  • L’amour, ah, l’amour

    Finis les amis entremetteurs, les pauses cigarette au boulot et les tantes marieuses. L’amour se rencontre désormais sur Internet.

  • Un parfum de vacances dans l’air

    Je vais en profiter pour essayer d’aller voir Le Cercle (mauvaises critiques) ou Dunkerque (critiques dithyrambiques).
    L’occasion de retourner au cinéma après une petite éternité.

  • Mark Zuckerberg (1994)

Le modèle Facebook

La décision de la FTC de placer Facebook sous surveillance pendant 20 ans est une décision qui, si elle n’est pas encore contraignante, reste importante.
Au point de pousser Mark Zuckerberg à reconnaitre avoir commis « un paquet d’erreurs« , à promettre de se montrer exemplaire à l’avenir, et à transformer Facebook en leader de la transparence et du contrôle de la confidentialité.
Mais que l’on ne s’emballe pas pour autant, au delà de ces propos vagues et généraux, le jeune multimilliardaire ne s’oblige par aucun engagement précis à respecter sa parole et il n’est pas question de voir Facebook disparaître du jour au lendemain.

L'économie du Like

Car l’exploitation des données privées est la raison même d’exister du site. Au coeur de son modèle économique,  les Like et clics de navigation de 800 millions utilisateurs habillés en homme-sandwichs, sont tout l’or que Facebook vend. Nos coups de coeur, nos déceptions, nos envies, nos projets, se monnayent généreusement sur cette plateforme avec pour unique contrepartie notre aptitude à pouvoir jouir à notre tour de conseils de nos proches, collaborateurs et autres prescripteurs de notre choix.

Et nos décisions de consommation étant encore plus sûrement influencées par ces cercles d’affinités que par les seuls algorithmes mathématiques, tous les moyens sont bons pour procurer aux annonceurs un maximum d’informations capables d’aider à cibler leurs futurs acheteurs avec une précision aussi horlogère que rémunératrice.
C’est dire l’état de solidité de la corde que nous fournissons nous-même pour nous faire pendre.